Baromètre national des prix de l’immobilier du 1er octobre 2019 : une pause saisonnière pour le marché immobilier

Publié le 07 Octobre 2019

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Paris, le 1er octobre 2019 – MeilleursAgents publie la 117ème édition du baromètre mensuel d’analyse du marché immobilier résidentiel à Paris, en Île-de-France et dans les dix et cinquante plus grandes villes de France.

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117 ème Baromètre MeilleursAgents – Points clés :

  • Comme chaque année, à la rentrée, le marché de l’immobilier marque une pause, notamment à Paris.
  • Paris et les dix plus grandes villes de France voient leurs nombres d’acquéreurs grimper en flèche. Un phénomène qui pourrait s’accentuer grâce aux nouvelles baisses des taux.
  • Face à des loyers particulièrement élevés et des prix immobiliers encore raisonnables, Lille permet de rentabiliser un achat en temps record. Les acquéreurs ne s’y trompent pas.

 

Une pause saisonnière

A Paris, les prix n’ont pas bougé depuis la rentrée. Mais gare à ne pas s’y méprendre. Si le seuil psychologique des 10 000 € du mètre carré peut laisser penser à une pause du marché, c’est loin d’être le cas. Motif ? Retour des vacances, reprise du travail et de l’école… les mois de septembre sont traditionnellement moins actifs en termes d’immobilier. Et Paris n’est pas la seule à être concernée par ce ralentissement saisonnier. Alors que Nice et Bordeaux enregistrent un recul de leurs prix au cours du mois écoulé (respectivement, -0,6% et -0,1%), Nantes et Montpellier voient leurs tarifs stagner. Quant à Rennes (+0,2%), Toulouse (+0,5%), elles semblent elles-aussi reprendre leur souffle avec une hausse mensuelle plus faible qu’en début d’année. Dans le groupe des villes phares de 2019, seul Lyon continue sa forte progression avec +1% en un mois. Cette trêve saisonnière s’en ressent également dans les délais moyens de ventes qui tendent à s’allonger un peu dans tout l’Hexagone, excepté à Lille et Strasbourg. Alors qu’il fallait 83 jours en juin pour concrétiser une transaction à Marseille, 71 jours sont désormais nécessaires, même chose à Rennes (72 contre 53).

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Un pic d’acheteurs convaincus par des taux de plus en plus bas

Ce petit passage à vide ne doit donc en aucun cas laisser croire à un éventuel retournement du marché. Car, la bonne santé de l’immobilier français dont nous faisions état dans notre dernière conférence de presse se confirme au regard de notre Indicateur de Tension Immobilière (ITI). Les acheteurs sont en effet de plus en plus nombreux à Paris, mais également dans les plus grandes métropoles nationales. On assiste à un véritable surplus de la demande par rapport à l’offre. Ainsi à Paris, Lyon, Nantes ou encore Montpellier, on compte désormais plus de douze acheteurs pour dix vendeurs. Une proportion qui grimpe même jusqu’à treize pour dix à Toulouse. Et cette présence massive sur le marché des candidats à la propriété pourrait encore s’accentuer dans les mois à venir, du fait de la nouvelle baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers.

Si, aujourd’hui, les banques proposent en moyenne et sans négociation du 1,1% sur 10 ans, 1,3% sur 20 ans et 1,5% sur 25 ans, certains courtiers en crédits n’hésitent plus à évoquer la possibilité que les taux s’installent en-dessous des 1% d’ici la fin de l’année quelle que soit la durée d’emprunt. De quoi accroître encore le pouvoir d’achat immobilier des acheteurs potentiels.

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Quelles stratégies adopter dans le marché actuel ?

Dans un marché dynamique avec des niveaux de prix records, il apparaît de plus en plus nécessaire aux acheteurs comme aux vendeurs d’adapter leur stratégie pour réussir au mieux leurs transactions. Côté vendeurs, attention à ne pas céder à l’euphorie. Certes les prix augmentent, mais il faut savoir rester réaliste au moment de fixer le tarif de son bien. Et pour garder les pieds sur terre, rien de mieux que d’écouter les conseils des professionnels de l’immobilier. Car, un bien surestimé tend souvent à rester sur le marché. Problème : il est alors très vite repéré par les acheteurs potentiels qui voient là l’occasion de négocier drastiquement les prix. Au point parfois pour les vendeurs d’être amenés à le céder moins cher que s’ils l’avaient mis dès le départ au juste prix.

Quant aux acquéreurs, acheter un logement demande une grande réactivité et surtout une bonne préparation. Avant de se lancer dans les visites, une première prise de contact auprès d’un banquier ou d’un courtier en crédits s’avère nécessaire pour connaître ses capacités de financement. Autres points incontournables : s’informer des prix du marché, définir avec précision ses critères de recherches et cibler les quartiers souhaités. Là-encore, s’entourer de bons professionnels est essentiel.

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Zoom : Lille, plébiscitée par les acquéreurs

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Avec une augmentation de ses prix de 4,3% depuis le début de l’année, Lille apparaît comme l’une des grandes métropoles les plus dynamiques de France en 2019 après Lyon, Nantes et Toulouse. Une belle performance qui devrait s’accentuer dans les mois à venir puisque nous prévoyons une hausse de +6% d’ici septembre 2020.

En cause ? Une véritable explosion de la demande avec 40% d’acheteurs en plus que de vendeurs selon notre dernier Indicateur de Tension Immobilière. Du jamais vu dans la capitale nordiste !

Il faut dire que tout incite à sauter le pas. Si le marché de l’emploi y est certes toujours moins bon que la moyenne française, le taux de chômage ne cesse de reculer ; la ville multipliant les efforts pour s’inscrire dans la modernité (présence du 3e quartier d’affaires français). Quant aux prix de l’immobilier, ils restent relativement abordables pour une grande agglomération (2 725 € en moyenne le m² contre 3 264€ à Nantes, 4 491€ à Bordeaux ou encore 4 508 € à Lyon). Et ce, alors même que le montant des loyers, lui, se révèle particulièrement élevé (13,5 € le m² moyen mensuel) au point pour la municipalité en place d’espérer un retour de l’encadrement de ces derniers dans la commune d’ici la fin de l’année. Dans l’attente, la préfecture du Nord se classe en tête des villes de l’Hexagone où les acquéreurs mettent le moins de temps pour rentabiliser leur achat (35 mois en moyenne).

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