La location meublée, pour une fiscalité plus avantageuse

Publié le 29 Avril 2019

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La location meublée, pour une fiscalité plus avantageuse

29/03 | 14:17 | INVESTIR.FR

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Est considéré comme meublé un logement dans lequel on retrouve les onze éléments suivants, au minimum :

 Une literie comprenant couette et couverture ;

- Un dispositif d’occultation des fenêtres dans les pièces destinées à être utilisées comme chambres à coucher ;

- Des plaques de cuisson ;

- Un four ou un micro-ondes ;

- Un réfrigérateur et un congélateur ;

- La vaisselle nécessaire aux repas ;

- Des ustensiles de cuisine ;

- Une table et des sièges ;

- Des étagères de rangement ;

- Des luminaires ;

- Du matériel d’entretien ménager.

En mettant à disposition ces équipements, a minima, vous pouvez louer votre bien plus cher que s’il était vide (ou «?nu?»). De plus, en meublé, la durée du bail est plus courte.

Surtout, vous pouvez profiter d’une fiscalité plus avantageuse. En effet, avec la location meublée, les loyers perçus sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non dans celle des revenus fonciers «?classiques?». Avec le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), vous avez le choix entre deux systèmes d’imposition : le micro-BIC et le régime réel.

Si le montant total des loyers perçus sur une année civile est inférieur à 70.000 €, vous pouvez choisir d’être soumis au régime micro-BIC. Dans ce cas, un abattement de 50 % est automatiquement appliqué aux recettes brutes. Autrement dit, vous n’êtes imposé que sur la moitié des loyers perçus. Mais attention, aucune autre charge ne peut être déduite.

Si le montant des loyers perçus est supérieur ou égal à 70.000 €, vous êtes obligatoirement imposé au régime réel. Vous pouvez alors déduire vos charges courantes (travaux, intérêts d’emprunt, assurances, taxe foncière…). En plus, vous pouvez aussi décompter l’amortissement du bien, une notion comptable constatant la dépréciation du logement loué. De manière générale, sont déductibles chaque année entre 3 % et 4 % de la valeur du bien pendant vingt ans.

En réalité, vous pouvez aussi choisir ce second régime dans le cas où le montant des loyers annuels perçus est inférieur à 70.000 €. Ce qui peut être plus intéressant que le micro-BIC. Pour faire simple, si les charges déductibles et l’amortissement du bien dépassent 50 % des loyers (l’abattement appliqué avec le micro-BIC), le régime réel est plus intéressant pour vous.

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